Un chiffre particulièrement révélateur illustre le changement dans le monde de la richesse : actuellement, avec 1 million de dollars à Monaco, on ne peut acheter que 16 mètres carrés. À Milan, bien qu’il soit possible d’obtenir près du triple (45 mètres carrés), ce chiffre reste néanmoins inférieur à celui d’il y a cinq ans, lorsqu’il était possible d’acheter environ 60 mètres carrés. Cela reflète un marché immobilier de luxe de plus en plus sélectif et mondialisé, où les capitaux circulent rapidement, traversent les frontières et redessinent les cartes de la valeur. Un facteur clé à l’origine de cette dynamique est l’augmentation de la richesse mondiale. Selon The Wealth Report 2026 de Knight Frank, en 2026, le nombre d’individus disposant d’un patrimoine supérieur à 30 millions de dollars a dépassé le seuil de 713 000 dans le monde. Il est important de noter qu’entre 2021 et 2026, leur nombre a connu une croissance remarquable, avec environ 89 nouveaux ultra-riches chaque jour.
L’ère de la richesse en mouvement : l’Italie et les marchés mondiaux en comparaison Malgré un contexte géopolitique complexe et de nouvelles pressions inflationnistes, la richesse privée mondiale continue de progresser. Les États-Unis sont les principaux moteurs de cette croissance ; toutefois, l’Europe — et en particulier l’Italie — revient au centre des stratégies des grandes fortunes. En 2025, les prix de l’immobilier de luxe ont augmenté en moyenne de 3,2 % à l’échelle mondiale, affichant une hausse dans 73 des 100 marchés analysés. Tokyo est en tête du classement, avec une croissance de 58,5 %, suivie de Dubaï, avec une hausse de 25,1 %, qui s’affirme comme le marché le plus dynamique pour les biens d’une valeur supérieure à 10 millions de dollars. Liam Bailey, responsable mondial de la recherche chez Knight Frank, a souligné que, dans un monde plus incertain, le principal défi pour les investisseurs privés n’est pas seulement de faire fructifier leur patrimoine, mais aussi de le préserver, de le positionner et de l’utiliser de manière stratégique.
Là où un million a vraiment de la valeur : comparaison des villes mondiales utput Langue : En analysant les principaux marchés mondiaux, le pouvoir d’achat dans le secteur immobilier illustre clairement une tendance. À Monaco, avec un million de dollars, on ne peut acheter que 16 mètres carrés, ce qui confirme son statut de ville la plus exclusive au monde. Hong Kong et Singapour suivent respectivement, avec 22,5 et 28,1 mètres carrés ; l’espace y reste extrêmement limité. Un chiffre particulièrement intéressant concerne la superficie achetable, qui s’est considérablement réduite dans de nombreuses villes au cours des cinq dernières années. À Tokyo, par exemple, on est passé de plus de 60 mètres carrés en 2020 à un peu plus de 36 mètres carrés en 2025, soit l’une des baisses les plus prononcées parmi les grands marchés mondiaux. À Los Angeles, on observe une réduction similaire — d’environ 50 à 36 mètres carrés — bien que moins drastique qu’à Tokyo. Les villes européennes comme Genève et Paris affichent une diminution plus progressive, mais néanmoins significative. En revanche, seules quelques villes donnent de véritables signes de résistance. Londres en est un exemple, avec une légère augmentation de la superficie achetable par rapport à 2020, à contre-courant de la majorité des marchés mondiaux. La situation est en revanche différente à Madrid et à Lisbonne : bien qu’elles enregistrent une certaine diminution de la superficie achetable, elles offrent encore une accessibilité relative dans le paysage européen, restant parmi les endroits où un million de dollars permet d’acquérir la plus grande superficie. Le résultat est une géographie du luxe de plus en plus polarisée : d’un côté, les villes « trophées », où la valeur est déterminée par la rareté de l’offre ; de l’autre, des marchés émergents ou en expansion, où le capital a encore de la marge pour progresser — dans tous les sens du terme. Hong Kong reste l’une des villes les plus chères au monde, tandis que Londres se transforme en une métropole « où l’on ne fait que passer » : un lieu à fréquenter par intermittence plutôt qu’à habiter de manière permanente. Entre-temps, de nouvelles destinations et de nouveaux équilibres émergent : - Le Moyen-Orient est en tête de la croissance avec +9,4 % - Des villes comme Mumbai et Brisbane gagnent du terrain - Miami s’affirme comme un centre mondial du luxe Un facteur déterminant ? La pénurie de biens immobiliers prêts à l’emploi, de plus en plus recherchés par des investisseurs à la recherche d’actifs sans complications opérationnelles.